JBC – peinture, illustration, street art


Archive de la catégorie

Liste des articles dans la catégorie Oeuvres.

Collage sur mobilier urbain

« Knock, knock, knockin’ on heaven’s door », un hommage à Bob Dylan

Dans le cadre du festival Folk You, place des Abbesses Paris 18, 13 juin 2015

De l’enfer au paradis, puis du paradis à l’enfer, dans une lecture circulaire, Bob Dylan frappe à la porte du paradis et traverse les dimensions.

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Visuel à plat :

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Collage sur mobilier urbain

Cocteau, Doisneau et Braque : 3 portraits pour les JPO des ateliers d’artistes du 14è arrondissement

Avec Le Cyklop, nous avons travaillé sur trois colonnes à verre de l’arrondissement, représentant  des portraits géants de Jean Cocteau, Robert Doisneau et Georges Braque.

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Ces trois artistes majeurs, issus de disciplines artistiques différentes (respectivement écriture/dessin, photographie, peinture) sont d’une manière où une autre liés à l’histoire du 14ème arrondissement de Paris :
• Cocteau a fréquenté le Montparnasse des Année folles
• Doisneau a habité le quartier de Plaisance-Pernety
• Braque a habité au numéro 6 de la rue du Parc-de-Montsouris
À travers 3 colonnes à verre dans des lieux choisis pour leur visibilité (Alésia, Plaisance et Denfert) les JPO 2015 sont en quelque sorte parrainées par ces figures tutélaires de l’art parisien du XXème siècle.

 


Collage sur mur

JBC @ le Mur Oberkampf

« Rock the Kasbah » – un hommage à Joe Strummer (1952-2002)

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Le MUR Oberkampf, c’était une belle tribune qui m’a été offerte pour exprimer mes opinions, proposer ma vision des choses en image. C’était aussi l’occasion de revenir aux compositions multi-images narratives, telles que je les faisait lors de me débuts (Diego Rivera reste pour moi la référence absolue en la matière).

J’ai pour cela travaillé sur le thème de la chanson « Rock The Casbah » du groupe The Clash (1982). Après avoir travaillé sur les univers latino-américains (beaucoup) et Indiens (un peu), j’ai voulu m’attaquer au champ sémantique et graphique du monde islamique, dans sa dimension culturelle plus que religieuse. Je me suis arrimé à mes agréables souvenirs du documentaire « The future is unwritten » (Julien Temple, 2007), dédié à la vie de son chanteur, Joe Strummer. Un passage m’avait frappé, c’était le chagrin de Joe lorsqu’il apprit que des soldats américains avaient peint « rock the casbah » sur leurs bombes pendant la première guerre du Golfe. J’appris par la suite que cette chanson avait injustement été classée parmi les 50 chansons les plus conservatrices de l’histoire par le magazine National Review en 2006. J’ai vite perçu le potentiel dichotomique du célèbre morceau.

L’exploration de sa dimension festive (telle que l’avait imaginé les Clash) fut un prétexte jubilatoire pour réaliser un pot-pourri d’une certaine conception maghrébine et moyen-orientale de la musique et du spectacle : Frank Zappa, les danseuses orientales, le légendaire label Oranais Boualem Disco Maghreb, etc. Sans peur de tomber dans les clichés, mais lorsque l’on se lance dans ce genre de compositions narratives, on ne peut y couper ; le tout est de savoir les choisir. Et surtout, une reprise de la jaquette du single de Rock The Casbah au premier plan, c’est à dire un juif hassidique et un bédouin déconnant joyeusement ensemble. Ce qui dans le contexte actuel, frôle la provocation. Mais peu importe, je ne fais que proposer une vision, libre à chacun d’y adhérer ou non. Comme Strummer en son temps, je me refuse à verser dans la fatalité d’un éternel affrontement judéo-arabe.

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On raconte aussi que Rachid Taha ne fut pas étranger à la genèse du morceau, allant à en faire une reprise 20 ans plus tard avec le guitariste des Clash ; Rachid n’a pas été intégré à mon visuel, mais il aurait très bien pu prendre la place de Franck à califourchon sur un oud. Sa reprise de Ya Rayah est exactement le genre d’ambiance que j’ai voulu transcrire par le modeste biais des images. Quant aux femmes voilées jouant du rock, elles ont été tirées d’une photo de presse, il s’agit d’un groupe de jeunes femmes émiraties. Mon message évite ainsi les simplifications laïcardes sur le voile islamique. Signe religieux exclusivement, ou peut-être aussi culturel ?

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En revanche la déclinaison du coté obscur de la chanson, c’est à dire le détournement triste et injuste de son sens, allait, je le pressentais, me conduire dans les entrailles les plus obscures de l’histoire récente du Moyen-Orient. Il y a eu la guerre du Golfe de 1991. Et il y a peu, le printemps arabe, pour le meilleur et pour le pire. Mais la véritable déchirure s’est produite avec la folle invasion de l’Iraq par les USA en 2003. Folle décision dont nous ne finissons plus de subir les conséquences. J’ai fait des recherches iconographiques sur cet épisode de l’histoire, notamment les horreurs commises à Abou Ghraïb, qui disons-le, n’ont rien à envier aux actuelles atrocités perpétrées par Daech. Et les découvertes m’ont fait froid dans le dos.

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Des camarades d’atelier m’ont vu m’atteler à cette deuxième partie et des mises en gardes se sont rapidement élevées. C’est qu’entre temps, les attentats du 7 janvier 2015 avaient eu lieu et ses conséquences : montée de la peur, de la tension entre les communautés… Pour accréditer les craintes de mes camarades, il y eu quelques jours avant le « mur » le passage à tabac de l’artiste Combo, alors qu’il collait une affiche sur l’apaisement des rapports entre les religions, près de la Porte Dorée (« Coexist »). Il m’est apparu nécessaire d’accompagner l’oeuvre d’un peu d’explication, pour éviter toute mauvaise interprétation sur un sens qui il faut le reconnaître, n’apparaissait d’une grande clarté. D’où ce petit texte complémentaire collé sous l’affiche :

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Customisation

La « Jungle Car » ou la peinte (presque) intégrale d’une Autolib’ à la main

Projet réalisé avec l’agence Rencart dans le cadre de Customoi, action artistique, Autolib’

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Les photos du Making Off par  Xavier Fauthoux

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D’autres photos -  Crédit : Maléan/RSVP

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Collage

Derrick à Molitor

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Tout le monde se souvient du grand flic bavarois au teint verdâtre et aux yeux globuleux, toujours flanqué de son assistant trapu et impassible, Harry. Pendant longtemps, Derrick a été synonyme non pas de pompe à pétrole, mais de série ultra-chiante et monolithique, diffusée aux heures de la sieste et ciblant le public des ménagères de plus de 50 ans. Récemment la figure de Horst Tappert a été ternie (mais aussi rendue plus sulfureuse) par la révélation de son passé Nazi.

Pourquoi donc avoir choisi de mettre en scène les personnages de Derrick dans ce décor irréel fait de tapisseries 70′s et d’extraits de la redoute de 1968 ? Parce Derrick reste un personnage ancré dans ce passé kitch, familier mais déjà si lointain. La déformation androgynesque du ex-héros viril en femme sans âge et adipeuse me permets d’apporter le trouble de la confusion entre le personnage est son public : gardant le revolver en tant qu’attribut de son autorité, Derrick défie sa position grotesque par un regard implacable, capable de sonder l’âme des criminels. Dont vous faites peut-être partie ?

Enfin, parlons du décor, une ex-cabine d’essayage de la nouvelle et très controversée piscine Molitor. La cabine d’essayage est le lieu de voyeurisme par excellence. Ce qu’il nous est donné de voir, c’est une réalité improbable où le visiteur observe autant qu’il est observé par le regard inquisiteur du personnage, dans un décor suranné, saturé, cosy et écoeurant à la fois. 


Concept

Du neuf avec du vieux :

Belle Époque style

Les photos érotiques de la Belle Époque avaient cela d’émoustillant : la suggestion plutôt que l’étalage de l’anatomie. Les modèles, souvent drapés de paréos, ne correspondaient pas aux canons esthétique aujourd’hui en vogue : hanches larges, formes plantureuses, traits pas forcément réguliers. Et surtout, les attitudes des modèles ne versaient pas dans la sensualité provocatrice : les regards sont simples, les visages souriants mais timides. Cette série de personnages, appliqués sur le support de la boite aux lettre, cherche à remettre cette vision de la femme au goût du jour.

Sur une boîte aux lettres de la rue du Temple à Paris :

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Et sur des petits format en carton :

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Autour de l’Amérique Latine contemporaine

Bazaar Latino ! [2]

sélection des œuvres exposées

 

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Autour de l’Amérique Latine contemporaine

¡ Bazaar Latino !

Le Bazaar Latino est né comme projet d’exposition entre les artistes JBC, No Rules Corp et Suriani, qui se tient actuellement à ICI Montreuil (galerie Made In Montreuil – icimontreuil.com).
L’idée est d’interpréter par nos langages respectifs la multiplicité des visages et l’infinité de thématiques qu’offre l’Amérique Latine contemporaine, autour d’un concept dot d’une identité visuelle forte.

 

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Au delà d’une simple exposition, le bazaar veut rendre hommage au continent qui a vu fleurir ces vingt dernières années une abondance de sous-disciplines et de street-artistes de très haut niveau. Par la naissance du muralisme mexicain, ce continent a inventé il y a plus d’un siècle l’art urbain moderne.

Le « collectif » éphémère et « street-artien » Bazaar Latino a ainsi réalisé des collages dans la rue dès l’été 2013 :

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Et a eu la chance d’avoir été invité à divers évènements.

Rue-Stick #5, 1er septembre 2013 :

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Le Bazaar est aussi intervenu à « The Bridges », dans le cadre du festival montreuillois « La Voie est libre« , 22 et 23 septembre 2013 (merci YZ) :

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De cette performance, Misfit productions – Fred Louot a fait cette belle vidéo :

A la demande des organisateurs du festival « Viva Mexico », nous avons réalisé un tableau qui ornait l’entrée du cinéma L’Etoile aux Lilas pendant la durée du festival (du 8 au 13 octobre 2013) :

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Nous avons également participé au collage collectif du festival Rue-Stick Puteaux, le 19 octobre 2013 :

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Enfin s’est ouverte l’exposition Bazaar Latino le 6 octobre 2013 (vernissage, photos Jean-Fabien).

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vernissage, photos Gérard Faure

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Un grand merci à Mysterious Kid des No Rules Corp pour son insolite et virtuose vidéo « Flying Favela Dream » (ci-dessus), composée spécialement pour l’occasion.

Expo toujours, photos JBC :

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L’Amérique Latine contemporaine, telle un vaste bazar, offre un sentiment d’aliénation familière : proche par ses pratiques culturelles judéo-chrétiennes, elle se révèle autre dès lors que l’on plonge dans ses racines déniées par ses élites : l’Amérique Latine indienne, noire, métisse, insaisissable et généreuse. L’Amérique Latine a intégré toutes les modernités venues de l’Occident dont elle est devenue son extrême. Colonisations, indépendances, réformes agraires, développement urbain, industrialisation, élections et pronunciamientos, marxisme et néolibéralisme, nouvelles technologies, nouveaux espoirs. Les modernités se sont succédées sans que les nouvelles chassent les anciennes : le smartphone est aujourd’hui l’allié d’oppressions dignes des temps de la quête de l’Eldorado, les mouvements indigénistes communiquent par Internet. L’Amérique Latine est postmoderne pendant que l’Europe se débat dans sa fin de modernité.

C’est tout cela qu’exprime ce projet, dont nous espérons qu’il connaîtra des développements ultérieurs, peut-être sur sa terre d’inspiration, c’est à dire l’Amérique Latine. A suivre.


http://bazaarlatino.tumblr.com/
https://www.facebook.com/BazaarLatino

 

 

 


Installation

Installation « Je bois »

Expo « In&Out » – 11 mai 2012 – Ivry-Sur-Seine

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Sont exposés jusqu’au 30 juin environ 70 artiste contemporains et/ou de street art à Ivry, dans les 2 derniers étages d’un bâtiment destiné à accueillir des locaux professionnels. Un évènement organisé par l’association IM Art [http://imart-asso.com/].

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Ochún

4ème de ma série des Orishas

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