JBC – peinture, illustration, street art


Collage ‘in frichu’

Picadero

[collage dans un hôpital abandonné]

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Coller dans une friche, qui plus est dans un hôpital récemment abandonné, c’est un privilège rarement réalisé car il faut un accès à l’information. Une information sous-terraine, distillée au gré des connaissances et des affinités du milieu du graph’ et du street-art.

Coller des affiches en street-art, c’est aussi autant que possible pouvoir relier un thème à un lieu. Le thème ici abordé est celui de la toxicomanie, lui même relié à la déchéance physique, au monde hospitalier et plus généralement, à celui de la mort. La pratique de la toxicomanie se fait dans des immeubles abandonnées et friches en tout genre.

Coller des personnages, même inquiétants, c’est pouvoir redonner à ces lieux un brin d’existence, commémorer leur passé.

Ces personnages ont été tirés d’une photo de Jérôme Sessini, tiré de son reportage photo « Ciudad Juarez : l’enfer de la drogue », publié dans le site LeMonde.fr, le 22 janvier 2012. « Picadero » est le nom des centres illégaux se trouvant à Ciudad Juarez où les toxicomanes achètent et consomment leurs doses d’héroïne.

Un grand merci à Steph’ des Street Art Shooteurs pour son aide. http://www.street-art-shooteurs-zaromcha-paris.com/

 

 


Concept

Du neuf avec du vieux :

Belle Époque style

Les photos érotiques de la Belle Époque avaient cela d’émoustillant : la suggestion plutôt que l’étalage de l’anatomie. Les modèles, souvent drapés de paréos, ne correspondaient pas aux canons esthétique aujourd’hui en vogue : hanches larges, formes plantureuses, traits pas forcément réguliers. Et surtout, les attitudes des modèles ne versaient pas dans la sensualité provocatrice : les regards sont simples, les visages souriants mais timides. Cette série de personnages, appliqués sur le support de la boite aux lettre, cherche à remettre cette vision de la femme au goût du jour.

Sur une boîte aux lettres de la rue du Temple à Paris :

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Et sur des petits format en carton :

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Autour de l’Amérique Latine contemporaine

Bazaar Latino ! [2]

sélection des œuvres exposées

 

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Autour de l’Amérique Latine contemporaine

¡ Bazaar Latino !

Le Bazaar Latino est né comme projet d’exposition entre les artistes JBC, No Rules Corp et Suriani, qui se tient actuellement à ICI Montreuil (galerie Made In Montreuil – icimontreuil.com).
L’idée est d’interpréter par nos langages respectifs la multiplicité des visages et l’infinité de thématiques qu’offre l’Amérique Latine contemporaine, autour d’un concept dot d’une identité visuelle forte.

 

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Au delà d’une simple exposition, le bazaar veut rendre hommage au continent qui a vu fleurir ces vingt dernières années une abondance de sous-disciplines et de street-artistes de très haut niveau. Par la naissance du muralisme mexicain, ce continent a inventé il y a plus d’un siècle l’art urbain moderne.

Le « collectif » éphémère et « street-artien » Bazaar Latino a ainsi réalisé des collages dans la rue dès l’été 2013 :

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Et a eu la chance d’avoir été invité à divers évènements.

Rue-Stick #5, 1er septembre 2013 :

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Le Bazaar est aussi intervenu à « The Bridges », dans le cadre du festival montreuillois « La Voie est libre« , 22 et 23 septembre 2013 (merci YZ) :

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De cette performance, Misfit productions – Fred Louot a fait cette belle vidéo :

A la demande des organisateurs du festival « Viva Mexico », nous avons réalisé un tableau qui ornait l’entrée du cinéma L’Etoile aux Lilas pendant la durée du festival (du 8 au 13 octobre 2013) :

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Nous avons également participé au collage collectif du festival Rue-Stick Puteaux, le 19 octobre 2013 :

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Enfin s’est ouverte l’exposition Bazaar Latino le 6 octobre 2013 (vernissage, photos Jean-Fabien).

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vernissage, photos Gérard Faure

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Un grand merci à Mysterious Kid des No Rules Corp pour son insolite et virtuose vidéo « Flying Favela Dream » (ci-dessus), composée spécialement pour l’occasion.

Expo toujours, photos JBC :

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L’Amérique Latine contemporaine, telle un vaste bazar, offre un sentiment d’aliénation familière : proche par ses pratiques culturelles judéo-chrétiennes, elle se révèle autre dès lors que l’on plonge dans ses racines déniées par ses élites : l’Amérique Latine indienne, noire, métisse, insaisissable et généreuse. L’Amérique Latine a intégré toutes les modernités venues de l’Occident dont elle est devenue son extrême. Colonisations, indépendances, réformes agraires, développement urbain, industrialisation, élections et pronunciamientos, marxisme et néolibéralisme, nouvelles technologies, nouveaux espoirs. Les modernités se sont succédées sans que les nouvelles chassent les anciennes : le smartphone est aujourd’hui l’allié d’oppressions dignes des temps de la quête de l’Eldorado, les mouvements indigénistes communiquent par Internet. L’Amérique Latine est postmoderne pendant que l’Europe se débat dans sa fin de modernité.

C’est tout cela qu’exprime ce projet, dont nous espérons qu’il connaîtra des développements ultérieurs, peut-être sur sa terre d’inspiration, c’est à dire l’Amérique Latine. A suivre.


http://bazaarlatino.tumblr.com/
https://www.facebook.com/BazaarLatino

 

 

 


Collages et photos

« Sauvetage de la Grèce » – Séance photo avec Vincent Bousserez

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Le photographe Vincent Bousserez  a pris (la bonne) habitude de convier des street-artistes à ses séances photos. Avec pour fil conducteur de cette série le néon, et son interaction aussi bien avec l’artiste que son oeuvre (http://vincentbousserez.com/).

De cette séance en plein air dans une des zones en travaux du 13è arrondissement a résulté d’excellentes images, dont un court extrait seulement est ici publié.

Le thème de l’oeuvre photographiée a une fois de plus une consonance politique marquée. Il fait référence de manière explicite aux plans d’austérité qui frappent les populations européennes… et nous font penser que le remède est parfois pire que le mal lui-même.

Merci à Vincent et aux superbes paysage urbains pour cette session conviviale et mémorable !

 

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Collage sur mur à Barranquilla, Colombie

Hommage à Camilo Torres Restrepo (1929-1966)

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Camilo Torres est devenu après sa courte existence un emblème de la résistance à l’oppression et à l’injustice en Colombie. Il fut prêtre, co-fondateur du département de sociologie de l’Universidad Nacional de Bogotá, puis brièvement membre de la guérilla marxiste ELN, avant de mourir lors de son premier affrontement armé en 1966. Il fut une figure du mouvement de la théologie de la libération, pensée qui a tenté de réconcilier la religion catholique avec les préceptes marxistes.

Cette représentation tranche avec celles que l’on peut trouver dans les rues de Bogotá, plus glorifiantes et plus conformes aux canons de la tradition guévariste. Nous sommes plutôt ici dans l’exploration de la thématique du martyr, incarnée par la figure ambiguë de Saint-Sébastien. Les symboles tournant autour du Saint Camilo-Sebastien évoquent l’ambivalence idéologique de la théologie de la libération, par la présence d’éléments propres à la propagande communiste (qui n’en ont pas moins une dimension quasi-religieuse), mariés à des éléments plus proprement catholiques et latino-américains. La présence des plantes et animaux tropicaux évoque le milieu rural colombien où le martyr a passé les dernières heures de sa vie.

Le collage s’est fait dans un quartier populaire de l’est de Barranquilla, où j’ai pu compter sur l’aide active des habitants du quartier. Un grand merci à mon camarade Luis Elías Calderón pour ses photographies, pour son aide sur le choix du lieu et son assistance technique.

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Video-Clip

« Nature Urbaine » – Charly et sa Drôle de Dame
Performances artistiques de JBC, Mademoiselle Maurice et Suriani

Image de prévisualisation YouTube

Le chanteur Charly et sa Drôle de Dame a eu l’excellente idée de réunir 3 artistes de street art pour filmer leurs perfomances et making off respectifs. Comme le titre de la chanson « Nature urbaine » l’indique, ces artistes ont pour point commun de travailler sur des sujets qui interrogent le rapport de la nature avec le milieu urbain.  Au fil des entrevues, le projet s’est construit avec une remarquable efficacité, sous la caméra experte de Jérémie Abric et le montage habile de Charly lui-même. Et voilà le résultat !

Sites des protagonistes :

Charly : http://www.charlyetsadrolededame.com/
Mademoiselle Maurice : http://www.mademoisellemaurice.com/
Suriani : http://surianiweb.wordpress.com/


Affiche

Goldman Sucks.

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Cette affiche mérite quelques explications. « Goldman sucks » reprend le logo de la banque d’affaire « Goldman Sachs », tant par son graphisme que sa sonorité. Je n’ai pas inventé ce détournement, le slogan « Goldman Sucks » était très couramment utilisé par les militants d’Occupy Wall Street, et on en a même fait des tee-shirts.

Pour ce qui est du motif, je me suis permis de reprendre une estampe de Hokusai datant de 1814, le célèbre Rêve de la femme du pêcheur (reproduction ci-dessous). L’allégorie du cunnilingus change : ce n’est plus la résurgence inavouable et agréable d’un désir inassouvi, mais une torture à laquelle se livre le poulpe, son baiser de la mort aspirant toute la substance vitale de la femme.

Or il s’avère que l’un des surnoms utilisés pour désigner Goldman Sachs est « la pieuvre ». Un excellent documentaire diffusé il y a peu sur Arte décrivait en détail les pratiques douteuses de la banque, notamment le fait que certains de ses clients (d’autre banques entre autre) aient été ruinées en achetant ses actifs toxiques tandis que GS enregistrait par ces opérations des profits records. Des méthodes de prédateur.

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Article

Manière de voir / Le Monde Diplomatique – Août-Septembre 2012

Article dans Street Art monde-diplomatique

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Moi qui ai toujours voulu illustrer un ou des articles du Monde Diplomatique, j’ai fini par y entrer par la petite porte (et c’est le cas de le dire en voyant la photo en question) et à mon insu. Ce collage à droite de l’image, « Quelle chance d’avoir rencontré la France », je l’avais collé en juin 2011 à Montmartre en compagnie de Suriani, l’artiste auteur du collage de l’homme chat (à gauche). Normalement les artistes aimons être crédités lorsque nos images sont utilisés dans la presse, mais pour le Monde Diplo, proximité idéologique oblige, je ne me plaindrai pas !

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Performance et vidéo

Novlangue – performance à la Défense, place des reflets, 30 juin 2012

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Esprit :

L’usage de la « Langue de bois » par l’ancien bloc soviétique a pendant un certain temps tété objet soit de dénonciations véhémentes, soit de railleries acerbes. La vision libéro-optimiste selon Fukuyama n’avait pas prévu la renaissance de cette langue dans son propre camps alors même qu’il écrivait les lignes de sa tristement célèbre « Fin de l’Histoire ». Aujourd’hui prospère cette novlangue qui remplit les pages imprimées en papier glacé des rapports des grands comptes, ainsi que les comptes rendus des conseils des ministres. La suppression des postes de la fonction publique n’en est plus une : désormais, c’est une RGPP. Le praesidium suprême est devenu comité d’entreprise. Et on pourrait multiplier les exemples à l’infini…

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Vidéo : « Défense de coller »


Réalisation et montage : Geoffrey Wemelle

Remerciements : Guillaume Wemelle, Vincent Lhuillier, Photigule et Charlie Parcoeur – loveonthewall.com

Et l’interview :


 


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